3° La Chauve-Souris

 

 

La chauve-souris

 

 

La chauve-souris est le seul mammifère capable de voler de manière soutenue.

Les chauves-souris ou chiroptères sont divisées en deux sous-ordres:

  • les grandes chauves-souris ou mégachiroptères ( 170 espèces, une seule famille)

  • les petites chauves-souris ou microchiroptères ( 800 espèces réparties en 15 familles)

 

 

Vol et écholocation:

 

Parmi les vertébrés, seul les chauves-souris et les oiseaux volent vraiment.

Cependant, contrairement à la plupart des oiseaux, les chauves-souris sont capables, les chauves-souris sont capables de voler à des vitesses assez faibles, avec une extrême habilité.

 

Morphologie:

 

le squelette:

  • le corps est solide, bien adapté au vol

  • l'avant-bras et la main sont très allongés ( permet une surface de contact de l'air très importante)

  • les doigts 2 et 3 sont très proches et forment le bord d'attaque de l'aile.

  • La clavicule, très forte et omoplate, très large sont les points d'accrochage des muscles du vol.

 

La membrane de la chauve-souris est appelé la membrane alaire, elle est constituée de bandes élastiques disposées selon une direction donnée, pourvues de fibres musculaires et nerveuse et de vaisseaux sanguins importants:

c'est donc un système vivant, qui cicatrice très bien et sert pour la thermorégulation.

 

On appelle propatagium la partie de l'aile située entre le bars et l'avant bars: patagium celle qui est située entre les doigts et la ligne latérale du corps et l'uropatagium est la membrane qui relie les pattes arrière à la queue et entre elles ( et constitue un élément important de détermination).

Remarque, la surface à cette endroit est une surface portante de l'aile car immense pour un corps qui pèse au plus 10 grammes.

On a remarqué que le secret de l'efficacité des chauves-souris résiderait dans la peau qui se comporte comme une membrane flexible ainsi que dans ses ailes comportant de nombreuses articulations. Tout cela permet à la chauve-souris d'avoir une capacité de «morphing » importante et donc plus de portance pour moins de traînée et une manoeuvrabilité accrue.

Au contraire des insectes et oiseaux qui ont en général des ailes plutôt rigides et ne pouvant voler que dans quelques directions, l'aile des chauves-souris comporte plus de deux douzaines d'articulations qui sont recouvertes d'une fine membrane élastique pouvant s'étirer pour attraper de l'air et générer de la portance de diverse manières.

 

Cette propriété remarquable fait que la chauves-souris possèdent un contrôle extraordinaire sur la forme tridimensionnelle de leurs aile pendant le vol.

 

Remarque: leurs ailes ont plus de degrés de liberté que la main humaine.

 

Donc on peut imaginer maintenant la finesse de contrôle dont peuvent disposer ces animaux volants.

 

L'autre clé du mystère du vol si efficace des chauves souris réside dans leurs ailes très élastiques. Une aile de chauve-souris est principalement étendue durant la descente de l'aile lors d'un vol en ligne droite. Cependant, comme la membrane peut s'incurver et s'étirer bien plus que ne peut une aile d'oiseau, l'aile d'une chauve-souris peut générer d'avantage de poussée pour moins d'énergie consommée.

En injectant de la fumée (non toxique) sur les chauves-souris durant le vol, les chercheurs on pu montrer comment l'air s'écoulait.

 

Le résultat observé est que durant la descente de l'aile, le vortex d'air qui génère la plus grande partie de la portance durant le vol, suit beaucoup la trajectoire des bouts d'ailes. Durant la remontée de l'aile par contre, le vortex apparaît venir d'un tout autre endroit.

 

Il est possible que ce schémas de vortex aide à améliorer l'efficacité du vol et que cela soit rendu possible par la flexibilité incroyable et l'articulation de l'aile.

 

La chauve-souris pourrait donc représenter un excellent modèle pour les machines volantes ( d'ailleurs c'était le cas si vous vous souvenez de Léonard de Vinci).

 

Attention, les scientifiques ne veulent pas construire d'avions volant comme les chauves-souris mais des avions dont le comportement aérodynamique s'inspire de ces résultats. Mais la particularité de l'aile de la chauves-souris est très complexe, encore aujourd'hui, elle reste particulièrement perplexe de nombreux chercheurs.

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